La fille trop belle: Tous les garçons sont amoureux d’elle. Elle jure qu’elle ne s’en rend pas compte, et que de toute façon elle se trouve moche. Antoine, un des garçons amoureux d’elle a même gravé au compas son prénom sur son avant-bras. Sachant qu’elle s’appelle Anne-Charlotte, le pauvre garçon a fini aux urgences, victime d’une grave hémorragie.

« Arrêtez de dire que je suis belle, j’ai une mine affreuse ce matin! »

Le mec super sympa: Il est vraiment super sympa. C’est le seul garçon de sa classe (enfin un des deux seuls, mais l’autre c’est le mec qui ne parle à personne). Tout le monde l’aime bien, surtout les filles, qui se sentent en sécurité avec lui. « Avec toi c’est pas pareil tu vois, t’es un peu comme un grand frère quoi tu vois? ». Il est toujours là pour ses copines. Il les console en cas de chagrin d’amour, regarde Gossip Girl avec elles et leur donne des conseils mode. Il aime vraiment beaucoup ses copines. Et il en a marre d’être vierge et surtout, il en a marre que toutes ses copines pensent qu’il est gay.

Le mec super sympa aimerait bien qu’on lui fasse au moins un petit câlin. Juste une fois.

 

L’infirmière scolaire: Elle a donné un sucre imbibé d’alcool de menthe à Antoine pour soigner son début de tétanos causé par le compas rouillé (elle a beau être sur-diplômée, le règlement du lycée lui interdit d’avoir autre chose que de l’alcool de menthe dans sa boite à pharmacie). Elle en veut au monde entier depuis que son mari, le prof de biologie, s’est barré avec une autre femme.

« Je vous déteste. »

 

La fille qui a des problèmes: Elle fait la gueule. Elle se tient la tête dans les mains. Elle soupire. Mais elle ne veut pas en parler. Ses copines disent « Nan mais c’est bon elle a dit qu’elle voulait pas en parler, quoi ». Quand elle quitte précipitamment la pièce en pleurant, une des copines se lève et la suit avec un air concerné qui dit « Non, laisse, je vais lui parler ». Plus tard, on apprend qu’elle ne va pas bien parce que ses parents se sont engueulé la veille pour une histoire de télécommande.

« Nan c’est bon j’ai pas envie d’en parler tu peux pas comprendre. »

 

Le mec qui ne parle à personne: Il sera dans la même classe que toi de la 6ème jusqu’à la deuxième année de fac, mais tu ne sauras jamais à quoi ressemble le son de sa voix (qui en fait ressemble à s’y méprendre à celle d’Arielle Dombasle).

« Je vous déteste. »

 

L’artiste: Elle est en option lourde arts plastiques et ne se sépare jamais de son carton à dessin, même le mercredi matin (elle n’a pas cours d’arts-plastiques le mercredi matin). Elle n’adresse pas la parole aux gens qui ne connaissent pas l’œuvre de Tristan Tzara. Personne ne comprend rien à ses tableaux. Elle met un point d’honneur à ne ressembler à personne: elle porte des dread-locks bleues, des t-shirts à l’effigie de Björk (une chanteuse de la fin du XXe siècle, tu connais pas) et des Converses de deux couleurs différentes. Parfois, sans raison, elle se met à chanter à tue-tête. Et si le prof lui dit quelque chose elle lui répond « j’ai pas le droit d’être heureuse? ».

Son dernier tableau. Personne n’a rien compris, les gens sont nuls.

 

La fille moche: C’est la meilleure copine de la fille trop belle. Elle n’a pas encore eu ses règles et ses camarades la surnomment « Crotte de nez ». Elle va souvent pleurer dans les toilettes. Elle noie son mal de vivre dans les études et sera admise à Polytechnique à l’âge de 16 ans.

« Mais non Anne-Charlotte, je te jure que ce jean ne te fait pas un gros cul! »

 

La passionaria: Le plus grand regret de sa vie est de ne pas avoir connu mai 68. Elle a toujours une pétition à faire signer, des affiches à coller. Elle jure qu’elle serait entrée en résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, pas comme tous ces fachos qui ont collaboré. Elle engueule ses camarades, ces fachos qui vont en cours au lieu de faire un sit-in pour réclamer la libération de Nelson Mandela. Elle traite le mec qui parle à personne de facho parce qu’il a refusé de faire partie du service d’ordre de la prochaine manif. Heureusement que le mec super sympa est toujours là pour l’aider à photocopier ses tracts.

La passionaria n’en revient pas de toute ces injustices qui existent dans le monde.

 

Le professeur d’arts-plastiques: Il est complètement dépressif. Sa carrière dans l’art contemporain a été stoppée en plein vol quand sa femme l’a quitté pour le professeur de biologie. Il est persuadé que ses élèves le détestent (alors que seules la passionaria -qui pense que c’est un facho- et l’artiste -qui pense que c’est un raté- le détestent. Ses autres élèves ne remarquent la plupart du temps pas sa présence.). Il aimerait finir sa carrière sur un suicide collectif.

« Je vous déteste. »

 

- Bref (« Bref, je suis un trentenaire insipide et je suis trop content de me sentir un peu hype grâce à une mini-série surestimée que tout le monde « like » sur Facebook »)

En tant que trentenaire, le Professeur Debbie trouve vraiment tout pourri que sa génération soit représentée par « Bref ».

 

- Juste (désolée mais ce mot n’a juste jamais été autorisé, de toute façon)

- Clash/Clasher (« Sur Culturepeople.com, découvrez comment Aurélie de Sexy Story 7 a clashé Thomas de La ferme des vérités 3!!!!!!! »)

(en revanche on a le droit de parler des Clash ce groupe sensationnel, là ça compte pas)

Joe est bien content que le nom de son groupe soit enfin réhabilité grâce au Professeur Debbie

 

- Buzz/Buzzer (« Il est clair que monsieur le Secrétaire d’État a voulu créer le buzz en insultant ainsi madame la ministre. »)

- Impacter, un terme typique du milieu du travail (« Dis-moi Séverine, tu penses vraiment que la perte du triple A va nous impacter au niveau de notre treizième mois? »).

« Dis-donc tu pourrais répondre quand je te pose une question, connasse? »

 

- Tacle/Tacler (« Sur Culturepeople.com, découvrez comment monsieur le Secrétaire d’État a taclé madame la ministre !!!!!!!!! »)

- lol (cf. « Juste »)

- Otages, quand il n’est pas utilisé pour désigner « une personne retenue prisonnière par un preneur d’otage, et dont la vie sauve et la libération dépendent d’une exigence à remplir par une tierce partie non je n’ai pas copié-collé Wikipédia pourquoi?« .  (« Avec cette grève ce sont avant tout les usagers qui sont pris en otages, et je regrette que monsieur le Secrétaire d’État ne fasse rien pour arranger la situation. »)

- Patron, dans les commentaires sportifs (« Aloreu Jean-Micheleu, avekeu cetteu nouvelleu priseu de balleu, nous voyons bieng que René Poupoute est devenu le patron de cetteu deuxièmeu mi-temps, peuchère. »).

- Aventure, quand il est utilisé pour donner une dimension épique à n’importe quelle expérience humaine (« Participer à Sexy Story 7 c’était juste trop énorme comme aventure humaine, quoi »).

- Top, pour désigner un vêtement. Généralement précédé de l’adjectif « petit ». Exclusivement utilisé par les vendeuses de fringues parce que personne n’utilise ce terme dans la vraie vie (« Aloreu avekeu ce petit topeu je vous conseilleeu cetteeu jupeu! Oui, mon frère est commentateureu sporeutif, poureuquoi? »).

Le Professeur Debbie tient à faire savoir qu’elle n’a rien contre les gens ayant un accent du sud et qu’elle trouve que la bouillabaisse est un merveilleux plat.

 

- Énorme, pour dire d’un truc qu’il est vachement bien (« Ha ouais c’était trop énorme quand Aurélie a clashé Thomas!!!!!!! »).

- Pwopwopwopwopwopwooooopwoooooo, chant de supporter/étudiant/mec seul bourré souhaitant nous faire part de son enthousiasme. Ha oui, et sinon ce mot fut à une époque lointaine le refrain de Seven Nation army des White Stripes.

Le Professeur Debbie entendant un mec bourré chanter Seven Nation Army

 

Pendant ses vacances le Professeur Debbie a fait plein de choses:


- J’ai dignement fêté mes vacances en allant danser à la Fermeture Eclair, où j’ai vomi, ça m’apprendra à boire des bières après avoir sauté un repas fais la fofolle pendant toute la nuit.

Le Professeur Debbie avait vraiment besoin de vacances.

 

 

- J’ai fait un détour par la capitale (d’ailleurs dans le Caen-Paris, alors que je lisais tranquillement mon Voici, une dame m’a demandé si j’avais un couteau à lui prêter pour éplucher sa pomme vu qu’elle avait oublié le sien. Du coup je lui ai fait mon regard The Kooples et je lui ai dit nan j’ai pas de couteau dans la poche de mon slim H&M, tu m’as prise pour Rahan ou quoi?)

(d’ailleurs ça me fait penser qu’au lycée mes copines me surnommaient Rahan, mais cela avait plus à voir avec ma chevelure lamentable indomptable qu’avec le fait que je me promenais en slip de peau)

Le Professeur Debbie arrivant aux épreuves de philo.

 

 

- Je suis restée de marbre devant mes nièces et mon neveu:

« Hooogouzougouzougouzoupetitschatonspioupioulesplusbeauxgouzoupioupioupetitschéris!« 

 

 

- J’ai survécu à un FUCKING HIGHLANDER COLD FROM HELL (enfin, un rhume ramené d’Écosse par mes nièces so cute, quoi)

Ça c’est le Professeur Debbie en train d’attraper un rhume écossais.

 

 

- J’ai eu des cadeaux trop chouettes, mais j’ai la flemme de les énumérer.

« Ho ho ho, je viens de recevoir la lettre du Professeur Debbie cette morue« 

 

 

- J’ai fait des cadeaux merveilleux qui bouleverseront la vie de ceux qui les ont reçus (je crois que ma nièce de 6 mois ne se rend pas encore compte de l’impact qu’aura dans sa vie le « piano fanfare de la ferme » que je lui ai acheté chez Nature et Découvertes).

La nièce du Professeur Debbie, réalisant l’impact du piano fanfare de la ferme dans sa vie.

 

 

- J’ai rigolé bêtement devant des bétisiers de noël et des lol cats. Comment ça, « comme d’habitude »?

Nan mais juste trop lol délire buzz le chat!

 

 

ENFIN BREF c’était des vacances de noël, quoi.

Et maintenant il ne me reste plus qu’à vous souhaiter UNE BOOOOOOOOONNE ANNÉÉÉÉÉEEEE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais que c’est beau.

 

Tout en bas de l’étagère:

- Les compils maison (Que des trucs bien vol. 1, 2, 3 et 4)(non, je n’ai pas beaucoup d’imagination), les best-of improbables comme Terence Trent d’Arby’s greatest hits (oui, j’aime Wishing well et Sign your name encore plus que ma vie)(et je vous rappelle qu’avant internet, quand on aimait UNE SEULE chanson d’un artiste, on n’avait parfois pas d’autre choix que d’acheter l’album entier), les samplers des Inrocks et de Rock&Folk (genre Un printemps 95, mais pourquoi je garde ce truc franchement) et les B.O de films (ce qui m’a permis de me souvenir qu’un jour, j’ai acheté la B.O de Bridget Jones)(??????).

Le Professeur Debbie a toujours pensé que Terence Trent d’Arby et Lisa Bonet étaient en fait une seule et même personne.

 

Deuxième étage de l’étagère:

-La soul (Aretha et Nina, je vous aime mes petites biches), l’electro (à une époque j’écoutais uniquement Death in Vegas, les Chemical Brothers et autres RJD2, Air ou Daft Punk)(c’est quand je croyais que le rock était mort), la musique classique (j’en écoute quand j’ai envie de faire comme les psychopathes dans les films américains avec mon chat sur les genoux) et la musique de pouffe (et là je réalise avec stupeur que je n’ai pas un seul album de Britney qu’est-ce que c’est que cette histoire).

Britney tient à nous montrer l’ampleur de sa déception

(oui je sais elle était facile celle-là mais bon on est SAMEDI, ok?)

 

Troisième étage:

- Les CD de monsieur Debbie. Ça va de Górecki (oui, il m’a séduite en me parlant de musique contemporaine polonaise. Non je déconne) aux Ramones (ONE TWO THREE FOUR!!!HEY HO LET’S GO!!!!! Nan mais attendez c’est super varié les Ramones, hein), en passant par Bérurier Noir, Oberkampf, Christophe Maé ou Parabellum, et des compils de labels dont je n’avais jamais entendu parler avant de le connaitre, mais dont je parle désormais en faisant ma connasse (« Ha, parce que tu veux dire que tu n’as jamais entendu parler de Dischord Records? »)

Les copains de monsieur Debbie (non, moi non plus je ne les reconnaitrai pas si je les croisais dans la rue)

 

Quatrième étage:

- Le rap français (ouais gros), les rap américain (yeah yeah yo reprasent), le rap anglais (do you want da cup of tea of da street?), les groupes en « The » (The Hives/Kills/Dead 60′s/Fratellis/Strokes/Killers/Libertines/Rapture/Coral/Christophe Maé).

Une des particularités du mouvement Hip Hop réside dans le raffinement discret de son environnement visuel.

 

Cinquième étage:

- Folk, new-folk, weird-folk (guitare sèche/barbe/casquette/grosses lunettes/t-shirt avec des chats dessus/vin rouge/déprime esthétique/oh Sandy pourquoi m’as-tu quitté pour ce boulanger bio de Seattle), les vieux mecs mythiques (Bowie, Neil Young, Dylan, Tom Waits, Iggy, Pink Floyd, Christophe Maé) et les gens qui ont une place spéciale dans mon cœur d’artichaut: Leonard Cohen, Paolo Conte, Otis Redding, les Clash, Blondie, le Velvet, les White Stripes, Arcade Fire et BIEN SUR, les Beastie *petits choux* Boys.

Christophe pense que c’est pas pour ça qu’il faut qu’on s’attache.

 

Sous un meuble, dans une boite :

- Les CD et K7 deux titres de ma jeunesse. Je les assume, mais pas trop non plus.

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(j’avais 10 ans, et un faible pour les chœurs genre africains, ne me jugez pas)

(en vrai c’est mon frère qui me l’avait offerte, à ma demande, pour mon anniversaire)(nan parce que la deuxième cassette deux titres que j’ai possédée après l’avoir achetée avec mon argent c’était ça)


Le Professeur Debbie ne voit pas trop l’intérêt de ce post mais bon.

***edit: Et sinon en vrai Christophe Maé on est tous d’accord que c’est du gros caca, hein. (non mais je voulais être sûre que tout le monde avait compris la blague, quoi)(mon humour est si subtil parfois, vous comprenez)***

Comme je l’ai déjà dit , je n’aime pas trop trop l’été. Donc NON je ne fais pas partie des gens qui se plaignent de l’été pourri holala on n’avait pas vu ça depuis 1924 dis donc.

Même si je dois QUAND MÊME bien avouer que mes deux semaines sous le soleil de la Provence (à dire avec l’accent et des cigales qui font tsstsstss, fan de chichoune passe moi le Pastis Marius) ont été extraordinairement agréables, sans parler du fait que maintenant j’ai bonne mine. La preuve, aujourd’hui je suis sortie sans maquillage, avec juste ce léger bronzage qu’on ne trouve que dans le Sud, et personne ne m’a jeté de cailloux dans la rue en me traitant de sorcière, alors vous imaginez.

ENFIN BREF. Quelles sont les 4 raisons (j’ai eu la flemme de réfléchir à une cinquième) pour lesquelles Le Professeur Debbie n’aime pas l’été?

1/ Les bestioles. Quand j’étais dans LE LUBÉRON pendant mes vacances (oui, je l’écris gros au cas où vous n’auriez pas compris que je passe mes vacances dans des endroits chics) je me suis fait bouffer les jambes et les bras par des… des… je n’arrive même pas à dire le mot.

BON, UN INDICE:

 

2/ La chaleur. Oui, moi je suis le genre de fille qui n’est bonne à rien sous la chaleur. A RIEN, vous m’entendez? Je deviens rouge, je souffle, je n’arrive plus à respirer et ma peau devient super moche à cause de la sueur et du coup je ressemble au crane de Gorbatchev, enfin AU SECOURS quoi. Pour tout vous dire, la seule raison pour laquelle je ne suis pas morte pendant LA TERRIBLE CANICULE DE 2003 (oui j’aime bien le dire fort, ça fait dramatique) c’est parce qu’à l’époque je bossais dans une boutique climatisée.

Le Professeur Debbie et son flirt de l’été 2003

 

3/La plage-attitude. (je voulais écrire « Beach-attitude » mais dit à haute voix avec la mauvaise prononciation, ce terme peut rapidement prêter à confusion et nous sommes entre gens respectables ici madame) Car oui, quand certaines créatures ANTICIPENT l’arrivée de l’été et savent rester sublimes MÊME après un bain de mer, MÊME avec du sable dans les cheveux, le Professeur Debbie est plutôt du genre à oublier où elle a rangé son maillot de bain et à s’étouffer avec son morceau de melon en se prenant les pieds dans son paréo devant tout le monde sur la plage. Car non, quand on vit toute l’année en Normandie, planquée sous des slims, des Docs et des gros pulls, c’est pas facile facile de se mettre soudainement à ressembler à CETTE PERSONNE dès que les beaux jours arrivent:

 

(kass-dédi à Balibulle, qui a elle aussi eu les rétine brulée par cette apparition)

 

4/ Les fringues. Assez similaire à la catégorie sus-mentionnée, la question de la fringue est assez délicate à gérer entre juillet et aout. Car en bonne fille du nord (enfin du dessus de la Loire, quoi), le Professeur Debbie n’aime pas les petites robes d’été et les tongs. Le Professeur Debbie n’aime pas les fleufleurs. Le Professeur Debbie préfère le jean. Le Professeur Debbie préfère le cuir.

Hein?… Mais… Mais N’IMPORTE QUOI je parlais juste de mes Doc Martens, enfin mais QU’EST CE QUE vous allez imaginer franchement??? (c’est marrant, cette fille ressemble un peu à Adriana Karembeu)(enfin bref)

Et vous? Vous aimez ça le melon au Porto?

(nan je déconne, c’est juste que je ne savais pas comment finir ce post)

BON.

Je n’ai certes pas ENCORE réussi à:

Devenir la bassiste des Clash

Avoir le permis de conduire

Devenir la chanteuse de Blondie

Aller à New-York avec toi

Faire tenir droit mon portant à fringues

Être danseuse au Lido

Finir American Death Trip d’Ellroy

Parler allemand, italien, espagnol, russe et chinois

Jouer du piano, du violon, de la guitare, du violoncelle et de la basse

Obtenir un Prix Nobel

 

MAIS j’ai quand même accompli des choses:

J’ai obtenu un bac+4 en à peine 6 ans

Je fais une merveilleuse vinaigrette

Je connais la chanson de la pub Mentos des années 90 par cœur (« Peu importe c’qui arrive, quand on a la fraicheur, avec Mentos frais et PLEIN D’VIE... »)

J’ai vu tous les épisodes d’Une nounou d’enfer

Une fois j’ai pris le même avion que Félix Gray et Didier Barbelivien

Je sais faire l’intro de All that she wants de Ace of Base à la flûte à bec (enfin je savais le faire en 1993, mais avec un peu d’entrainement hein)

« Nom d’un rollmops, mais que devons-nous en penser? »

J’ai monté les marches du Campanile de Giotto sur la pointe des pieds

Je connais la chanson du générique de Tchaou et Grodo par cœur (« TOI! viens écouter la beeelle histoire de Tchaou, petit chien ERRANT!…« )

J’ai distribué des bonbons à des enfants, déguisée en lutin de noël

En plus ça tombe bien parce que noël c’est VRAIMENT la période préférée du Professeur Debbie hein

Une fois j’ai vu un spectacle de Roland Magdane

Je maîtrise parfaitement la cuisson des pâtes

Je sais dire « Ne me fais pas chier », « Nique ta mère » et « Ne raconte pas n’importe quoi, mec » en créole

Le Professeur Debbie va vous faire zouker jusqu’au bout de la night

Je peux toucher mon menton avec ma langue

J’ai eu mon code du premier coup

Je n’ai jamais coloré mes cheveux

Je suis allée à Miami à l’époque où Deux flics à Miami passait à la télé

Donc autant vous dire que le Professeur Debbie sait depuis BIEN LONGTEMPS ce que le mot « trendy » veut dire.

Une fois avec mon frère et ma sœur on a sauvé une portée de chatons d’une mort certaine

Je sais ouvrir les bières avec un briquet

Bref.

Et sinon, j’en profite pour souhaiter un bon anniv’ à Alou Diarra qui fête lui aussi ses 30 ans AUJOURD’HUI MÊME un truc de dingue.

Bonjour monsieur

 

Bon annifle aussi à:

Brian Austin Green (tinlinlinlin-tinlinlinlin-piou! piou!),

Irène Jacob (mais siii, vous voyez),

Diane « J’ai la super classe et mes cheveux brillent tout le temps » Kruger,

Brigitte Nielsen (mais siiii, vous voyez),

Terry « Ho dites c’est incroyable depuis que l’avion s’est écrasé je marche à nouveau » O’Quinn,

John Rembrandt (non, je ne connais pas son nom en entier),

et Anne « Mes cornes ont remplacé les Twin Towers » Sinclair,

 

Et un big up de l’espace à Tchekhov et Gianni Versace qui ont eu le bon goût de mourir un 15 juillet.

 

 

Enfin bon, Michael Rembrandt est quand même un peu vert de se retrouver à la même table que Brigitte Nielsen et Brian Austin Green, quoi.

 

 

 

A Glasgow j’ai croisé Elvis au Kelvingrove Museum, quelque part entre un buste de la reine Victoria et des masques africains.

Personne n’a jamais réussi à comprendre le propos exact de ce musée.

Je suis aussi allée boire une pinte au mythique Nice n Sleazy, un pub super wock’n'woll où les serveurs tatoués font des pentagrammes dans la mousse de la Guinness (là on voit pas trop mais il y a un pentagramme dans ma mousse).

Yeah.

Mais comme le rock’n'roll ça va bien deux minutes, à Glasgow j’ai AUSSI fêté mon anniversaire, avec un peu d’avance, et j’ai eu plein de SUPER CADEAUX de fille branchée.

Une TROP BELLE bague offerte par maman Debbie. Comme ça on voit pas trop mais elle est trop belle.

Un TROP BEAU collier Fashionology genre exactement celui que je voulais en plus, offert par ma sœur. Comme ça on voit pas trop mais c’est un genre de patte d’aigle (mon frère et ma mère ont failli vomir tellement ils l’ont trouvé moche)(ce qui est plutôt bon signe).

Un sous-bock trop funky offert par ma soeur (je vais lui demander s’il n’existe pas la version « Only my human understands me » pour Frida)

Un magnet pour décorer mon frigo vide, offert par ma sœur, again. Comme ça on voit pas trop (oui bah je suis pas La Méchante ou TCBG, moi, je sais pas faire des TROP BELLES photos prises de super près) mais il y a écrit « You can take the girl out of Glasgow but you can’t take Glasgow out of the girl ».

Une TROP BELLE pochette  Swildens offerte par mon frère et ma belle-sœur (kass-dédi à Punky B., grande fan de la marque). L’année dernière ils m’avaient offert une pochette Petite Mendigote parce qu’ils savent bien qu’au fond de mon cœur je suis une blogueuse mode.

Avec la pochette, il y avait un vernis trop green flashy glitter décadence (et c’est là que j’ai commencé à me douter que mon frère n’avait pas FORCEMENT participé au choix des cadeaux)(il a vomi en voyant mon collier Fashionology alors vous imaginez).

Sur mon Mavala noir, ça donne ça. J’adore.

Et ça c’est la carte que ma sœur et mon beau-frère m’ont donnée (les britanniques passent leur temps à s’offrir des cartes)(même les gros tatoués qui font des pentagrammes dans la mousse de la Guinness) (cette tradition est une des plus sympathiques que je connaisse au Royaume Uni).

Et ça c’est une pomme grignotée par ma nièce de treize mois.

Avec quatre dents.

Avec une telle détermination, je pense que cette petite ira loin (si vous pouviez voir mes neveux et nièces, ce sont les êtres les plus merveilleusement mignons que cette terre ait jamais portée)

Les neveux et nièces du professeur Debbie.

Dans le prochain épisode, le Professeur Debbie fera un bilan sans concession de sa life de presque trentenaire.

Mes amis, ça va envoyer du bois.

ET SI MON BLOG AVAIT IMPLOSÉ?


(mais si vous savez bien, l’autre jour je vous ai laissé avec un teaser de la mort à la fin de ce post que genre à côté la trappe dans Lost c’est de la rigolade)

« Allez viens Martin Heidegger, on y va. Le Professeur Debbie a dit qu’on était des petits joueurs.« 

« Mon nom c’est John Locke, connard « 

Nan parce que de voir « fatal error » s’inscrire sur son écran d’ordinateur quand on veut gentiment accéder à ses données, ça fait peur et du coup ça fait réfléchir au vrai sens de la vie, quand même.

Donc si la fatal error m’avait obligée à ouvrir un nouveau blog, que serais-je devenue?

Serais-je restée ce cher vieux Professeur Debbie?

« Ha ha moussaillon! Mille sabord! Que le grand cric me croque! Captain Igloo! Amarrez le bateau à la bite! « 

OU BIEN ME SERAIS-JE RÉINVENTÉE?

(j’aime bien écrire gros, ça fait un peu Zone Interdite-like, je trouve)

ENFIN BREF.

Pourquoi ne pas ouvrir un blog mode, tiens?

Le Professeur Debbie vient d’avoir ses premières règles.

Trop bien un blog mode, j’aurais pu vous montrer mes fringues!

Ça c’est mon dressing

Mon shoesing

Mon chaussetting

Ha pardon, ça c’est l’intérieur d’une oreille de Frida.


Ou alors un blog BD?Un truc girly à la Margaux ou Pénélope?

(Bah pourquoi pas, j’ai bien un bac Arts plastiques après tout, hein)

(vous noterez l’audacieux combo blog BD-blog mode)

Ou un blog de cuisine?

Le Professeur Debbie vous présente maître Takeshi, son nouveau meilleur ami.

Ou encore un blog d’éducation féline?

(ça c’est une suggestion de ma chère amie que je soupçonne un peu d’ironie, sur ce coup-là)

« Rhoooo viens voir , Monsieur Debbie! Vilaine Frida est encore montée sur le lavabo pour le salir avec ses vilaines petites papattes!« 

Ou alors un blog de tata gaga sur mes neveux et nièces?

(il faut juste que je demande à mon frère et ma sœur)

« NON Debbie, tu ne mettras PAS de photo de nos enfants sur ton blog débile et de toute façon t’as été adoptée. »

Ou alors, encore mieux:

Un blog où j’arriverais enfin à trouver des chutes correctes à mes posts.

Le Professeur Debbie n’a même pas mal.

 

 

L’autre jour, en parlant de Black Swan (MON DIEU QUEL PUTAIN DE CHEF D’OEUVRE) avec une copine sur Facebook, je me suis rendue compte que j’aimais bien les trucs un peu dégueux.

J’adore les scènes de boyaux dans Grey’s anatomy ou feu Urgences.

J’adore Massacre à la tronçonneuse et L’Exorciste (découvert à 11 ans, même pas peur).

J’ai adoré la scène de l’accident dans Boulevard de la Mort (cette jambe qui vole dans les airs, mais quel plan génial nom de dieu)(je cite beaucoup Dieu en ce moment, mais qu’est ce qu’il m’arrive?)

J’ai adoré LA SCÈNE DU BRAS (à dire très fort avec une grosse voix) dans 127 heures.

J’ai adoré les scènes dégueux de Black Swan, donc (je n’en dit pas plus, pour les chanceux qui ne l’ont pas encore découvert)

Et là je pourrais mettre une blague à base de tu l’as vu mon gros instrument mais je trouve que nous valons mieux que ça, vous et moi.


Hé regardez là-bas! Un gros instrument!

..

..

Ho non, je m’ai coincé les cheveux dans mon fer à lisser.

..

Ma chérie, tu as le cheveu un peu terne, en ce moment.

..

..

Le Professeur Debbie passe le permis. Tranquille.


Et là je pourrais vous dire un truc du genre « pas de bras, pas de chocolat », mais je continue à penser que nous valons mieux que ça, vous et moi.


Antoine en a plein le cul qu’on lui parle de Darren Aronofsky toutes les deux minutes alors ça suffit, maintenant.


Voilà.

Tout ceci ne nous éclaire pas des masses sur pourquoi j’aime les trucs un peu dégueux au cinéma mais c’est un début, quoi.

Ce post est affligeant, c’est incroyable.

Alooors, qu’est-ce qu’il y a dans le sac du Professeur Debbie?

So, what is this in das bag der Professör Debbie?

Mais naaaaaaan je déconne!

Deux paquets de clopes entamés (je dois avoir à peu près 36 cigarettes dans ce sac).

Une paire de gants en cuir Eurodif (so luxe, so décadence).

Une paire de manchons H&M (so troués).

Un carnet rose so girly acheté à L.A. (Non je déconne) (il y a « Croquettes Frida – Lait – Mouchoirs – Banque – Piles – Doliprane 1000 » écrit dedans).

Un portefeuille léopard Accessorize offert par ma sœur.

Un miroir de sac léopard offert par ma sœur.

Un programme de cinéma périmé demain.

Un rouge à lèvres nude l’Oréal to-ta-le-ment fini, mais pourquoi je le jette pas ce rouge à lèvres?

Un miroir de sac avec une reproduction d’un tableau super beau dessus offert par mon frère.

(mais qu’est-ce que ça signifie, tout ces gens qui m’offrent des miroirs de sac?).

(vous essayez de me dire que j’ai du persil entre les dents?).

Un plan de Paris alors que je n’habite pas Paris (ni  même la banlieue de Paris).

Un briquet imprimé léopard.

Des pansements parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver dans ce monde de fous (l’autre jour, il y a au moins deux ans, je me suis agrafé le pouce).

Des bons que je suis censée présenter à la caisse de Monoprix mais bon.

Une carte de fidélité Pomme de Pain (plus que 7 menus et j’en ai un d’offert, je n’en dors plus de la nuit).

Un billet de 5 livres (je reviens de la fashion week de Portsmouth).

Un poudrier de poudre unifiante (mon cul) ton sur ton (ben voyons) n°9 « Rose Opale ».

Un petit pot de vaseline (je vous vois venir bande de petits filous, il s’agit d’un baume à lèvres (je vous vois encore venir bande de petits coquinous) à la rose de la marque Vaseline, très connue en Grande-Bretagne).

Deux chewing gum. Seuls.

Un Dermophile Indien, en hommage à mes racines cherokees.

Du Doliprane 1000 (le Doliprane 500, c’est pour les faibles).

Du khôl noir, dès fois que mes yeux ne seraient pas assez surchargés soulignés.

Mes écouteurs pour quand j’écoute Britney dans le bus.

Une toupie en plastique vert. Aucun rapport avec Inception, c’est juste le cadeau qui se trouvait dans les espèces de trucs que les anglais font exploser au moment de noël et après vous vous retrouvez avec une couronne en papier sur la tête, enfin j’ai rien compris (c’était à Glasgow, en décembre, il faisait froid, j’avais bu).

Une trousse Petite Mendigote (ça c’est pour le côté blogueuse mode) offerte par ma belle-sœur.

Un flacon de verni noir Mavala (une blogueuse doit pouvoir parer à TOUTE éventualité, TU PEUX COMPRENDRE ÇA?).

Inspired by the fabulous Eve G. and the intergalactic Labm

Photos by Pauline Darley (rhâ ça va on peut rire un peu non?)