Simone, je te comprends.

Et je compatis.

Car sache que moi aussi, j’ai un chat stupide.

Comme je l’ai déjà dit , je n’aime pas trop trop l’été. Donc NON je ne fais pas partie des gens qui se plaignent de l’été pourri holala on n’avait pas vu ça depuis 1924 dis donc.

Même si je dois QUAND MÊME bien avouer que mes deux semaines sous le soleil de la Provence (à dire avec l’accent et des cigales qui font tsstsstss, fan de chichoune passe moi le Pastis Marius) ont été extraordinairement agréables, sans parler du fait que maintenant j’ai bonne mine. La preuve, aujourd’hui je suis sortie sans maquillage, avec juste ce léger bronzage qu’on ne trouve que dans le Sud, et personne ne m’a jeté de cailloux dans la rue en me traitant de sorcière, alors vous imaginez.

ENFIN BREF. Quelles sont les 4 raisons (j’ai eu la flemme de réfléchir à une cinquième) pour lesquelles Le Professeur Debbie n’aime pas l’été?

1/ Les bestioles. Quand j’étais dans LE LUBÉRON pendant mes vacances (oui, je l’écris gros au cas où vous n’auriez pas compris que je passe mes vacances dans des endroits chics) je me suis fait bouffer les jambes et les bras par des… des… je n’arrive même pas à dire le mot.

BON, UN INDICE:

 

2/ La chaleur. Oui, moi je suis le genre de fille qui n’est bonne à rien sous la chaleur. A RIEN, vous m’entendez? Je deviens rouge, je souffle, je n’arrive plus à respirer et ma peau devient super moche à cause de la sueur et du coup je ressemble au crane de Gorbatchev, enfin AU SECOURS quoi. Pour tout vous dire, la seule raison pour laquelle je ne suis pas morte pendant LA TERRIBLE CANICULE DE 2003 (oui j’aime bien le dire fort, ça fait dramatique) c’est parce qu’à l’époque je bossais dans une boutique climatisée.

Le Professeur Debbie et son flirt de l’été 2003

 

3/La plage-attitude. (je voulais écrire « Beach-attitude » mais dit à haute voix avec la mauvaise prononciation, ce terme peut rapidement prêter à confusion et nous sommes entre gens respectables ici madame) Car oui, quand certaines créatures ANTICIPENT l’arrivée de l’été et savent rester sublimes MÊME après un bain de mer, MÊME avec du sable dans les cheveux, le Professeur Debbie est plutôt du genre à oublier où elle a rangé son maillot de bain et à s’étouffer avec son morceau de melon en se prenant les pieds dans son paréo devant tout le monde sur la plage. Car non, quand on vit toute l’année en Normandie, planquée sous des slims, des Docs et des gros pulls, c’est pas facile facile de se mettre soudainement à ressembler à CETTE PERSONNE dès que les beaux jours arrivent:

 

(kass-dédi à Balibulle, qui a elle aussi eu les rétine brulée par cette apparition)

 

4/ Les fringues. Assez similaire à la catégorie sus-mentionnée, la question de la fringue est assez délicate à gérer entre juillet et aout. Car en bonne fille du nord (enfin du dessus de la Loire, quoi), le Professeur Debbie n’aime pas les petites robes d’été et les tongs. Le Professeur Debbie n’aime pas les fleufleurs. Le Professeur Debbie préfère le jean. Le Professeur Debbie préfère le cuir.

Hein?… Mais… Mais N’IMPORTE QUOI je parlais juste de mes Doc Martens, enfin mais QU’EST CE QUE vous allez imaginer franchement??? (c’est marrant, cette fille ressemble un peu à Adriana Karembeu)(enfin bref)

Et vous? Vous aimez ça le melon au Porto?

(nan je déconne, c’est juste que je ne savais pas comment finir ce post)

SEMAINE 1: REPOS

(et badigeonnage avec de l’indice 30 car c’est qu’on est plutôt habitués au soleil de la Normandie nous madame)

 

J’ai fait ma blogueuse mode dans la piscine

 

J’ai fait ma blogueuse mode sur mon transat (vous noterez le bronzage californien-like)

 

J’ai essayé d’échapper à un type un peu collant

 

J’ai mangé des trucs estivaux (nan la photo n’est pas de moi mais là je viens de me rendre compte que je n’avais pas pris une seule photo de bouffe) (je suis super nulle comme blogueuse mode, je ne mérite vraiment pas de vivre dans un loft de 200m² dans Le Marais et de m’habiller chez The Kooples)

 

J’ai cru mourir de jalousie devant la photo de Jennifer Aniston en couv’ de Grazia (pardonnez-moi mais à ce moment-là je me trouvais grosse)

 

 

SEMAINE 2: EXPOS

(à peu près 15 en quatre jours, oui madame, on aime l’art chez les Debbie)

(et sinon à un moment je suis sûre d’avoir croisé Marc Jacobs, est-ce que quelqu’un sait si Marc Jacobs était à Arles cette année? Et s’il parle français avec l’accent du sud?)

 

J’ai vu des bites (oui, j’ai caché la chose, c’est un blog familial ici mais pour qui me prenez vous franchement)(en plus elle était toute tordue)(en revanche c’est con, j’ai oublié le nom de l’artiste)

 

Pas mal de bites (ça c’est une vidéo super drôle d’un artiste australien en train de peindre avec sa bite un portrait de Thomas Mailaender, l’artiste qui a réalisé la vidéo)(vous suivez?)

 

J’ai vu des MURS ENTIERS de bites (je vous raconte pas comment mes stats vont exploser, avec tout ça) dans un travail de Frank Schallmaier que j’ai trouvé assez intéressant, sur le narcissisme et la solitude (enfin c’est comme ça que je l’ai interprété, vas-y te fous pas de ma gueule j’ai un bac arts plastiques moi monsieur)(oui, là je n’ai pas censuré les zizis parce que ça va bien deux minutes hein)

 

J’ai vu une très belle expo avec des hommes nus, aussi (comme ça on croirait pas parce que je ne vous parle que de bites couilles à poil du cul du cul du cul mais ces expos étaient toutes plus géniales les unes que les autres, alors que celle sur Robert Capa franchement, bonjour la déception)(et là pareil, j’ai oublié le nom de l’artiste tellement je suis un boulet parfois)

 

J’ai vu une expo génialissime sur le New York Times Magazine avec notamment ce photographe génialissime qui a réalisé une série sublimissime avec des stars de cinéma mises en scène dans un décor de banlieue résidentielle américaine super triste enfin bref, ça s’apelle Dream House et c’est sublimissime.

 

Ça c’est Gwyneth Paltrow en slip, une de mes photos préférées. Là on imagine qu’elle dit un truc un peu honteux à cette femme qu’on imagine être sa mère du genre « Le quaterback m’a mise enceinte » ou « J’ai chopé des chlamydia« 

 

Et dans cette expo sur le New York Times Magazine j’ai vu en vrai LA FAMEUSE VIDEO super belle de James Petit Chat Franco en train de s’embrasser lui-même

 

Et sinon j’ai vu une autre expo d’art contemporain absolument hilarantissime avec des poules (on se serait crus au Baron quand Tania Bruna-Rosso et ses copines vont y boire des coups)

 

Et puis il y avait des affiches de J.R. partout, aussi.

 

Et plein de transats Télérama alors là du coup je vous raconte pas comment je me suis sentie trop hipster mes amis.

 

Du coup j’ai photographié le t-shirt de monsieur Debbie parce que je me suis sentie pousser des ailes de it-photographe. Après je lui ai dit « Sois mon Scott, je serai ta Garance » mais il n’a pas eu l’air d’accord, surtout qu’il fait 1m85, hein.

 

(Scott trouve que le Professeur Debbie est quand même une sacré morue)

 

Et sinon j’ai aussi pris des photos de mon sac (c’est à ce propos que ma coupine m’a fait justement remarquer que monsieur Debbie et moi-même avions légèrement tendance à pratiquer le name-dropping vestimentaire)

 

 

ENFIN BREF, je ne vais pas vous parler de chaque expo parce que sinon on va pas s’en sortir mais les Rencontres d’Arles c’est décidément vachement bien. En plus si vous allez vous croiserez plein de lecteurs des Inrocks et de Télérama coiffés de chapeaux de paille et arborant des barbes de trois jours (oui, même les femmes).

 

Oui parce que les Rencontres d’Arles c’est un peu hipster quand même, on va pas se mentir.

 

Et puis qu’est-ce qu’on mange bien, dans ce pays (big up à L’Autruche, ce restau arlésien t’as jamais vu ça de ta vie et à La Telline, ce restau camarguais la vie de ma mère tu vas pleurer quand tu vas gouter à leur poisson).

 

TROP BIEN.