Je suis ra-vie!

 

Oui, ravie!

Tout à l’heure j’ai descendu sur mon trottoir pour y poser mon sac poubelle jaune.

Et je l’ai sentie!

Oui, mes chers frères! Oui mes chères soeurs! J’ai senti l’odeur de l’automne! la première de l’année! Cette odeur de froid mélangée à celle du bois et des feuilles mortes (qu’il m’est impossible de décrire parce que bon, je suis pas poète moi, hein) qui vous ressuscite les narines, vous réhabilite les sinus, qui vous transporte les fosses nasales au paradis du pull, des bottes et du bonnet! OOouuuaaaaiiiiis!!!!

Bref, comme le disait la charmante Cookie Monster il y a peu, l’automne est -presque- là, puis vient l’hiver, et ce n’est pas pour me déplaire. Ca rime, en plus.

 

Oui, car le Professeur Debbie n’aime pas trop l’été.

 

L’été c’est vulgaire, c’est Saint Tropez, c’est mule à talons et bouts pointus imitation Galliano. C’est contrefaçon Vuitton.

Non, le Professeur Debbie n’aime pas trop le soleil, la chaleur, le derrière des genoux qui collent, le maquillage qui bof, les cheveux qui beuharr, les cons en T-shirts blancs estampillés Fabulous Bachelor Inside qui lèvent les bras en faisant « Wooouuuhooouuuuu!!!! » à Saint Tropez, les rediffusions de Zone Interdite (d’où surgissent en général les cons en T-shirts blancs), les rediffusions de Capital (sur le business des T-shirt Fabulous Bachelor Inside), les copains pas là, l’odeur de la chipolata brûlée, la série de l’été, les lois à la con qui passent à ce moment-là, bref.


J’ai vraiment besoin de commenter, là?

 

Alors que bon, l’automne et l’hiver c’est classieux, c’est plutôt Manhattan, c’est ballerines en cuir noir Chanel. C’est le Birkin d’Hermès.

Parce qu’en fait le Professeur Debbie préfère plutôt la vapeur qui sort de la bouche, les écharpes, le chocolat chaud, le vin chaud, la couverture sur le canapé, la soupe, les bottes, les décos d’Halloween, les décos de noël, l’huile d’amande douce sur le visage, la doudoune d’esquimau H&M, les grosses chaussettes, les trottoirs qui glissent, les cols roulés, les « Tu fais quoi pour le nouvel an? », les apéros-cellules psychologiques entre rescapées des fêtes, la nuit qui arrive tôt, la buée sur les fenêtres, les pieds froids dans le lit, les bougies, la lumière de l’hiver, la crême pour les mains…

Soupir!