Bon, d’accord, vous allez dire que de toute façon je suis trop vieille pour être concernée…

… Mais vous trouvez ça sexy, vous, un garçon qui se maquille et se met un tube de gel dans les cheveux chaque matin, et qui porte des mitaines? Nom de dieu, DES MITAINES?!

Au début, je regardais ça en me disant « Ouarf c’est trop nul! Ha ha, vous avez vu comme je ne suis pas dupe? ».

Non, au début je ne regardais pas du tout, à vrai dire. Pour moi c’était pareil que La Star Ac’ ou l’élection de Miss France, le genre de truc qu’on regarde avec des potes, des bières et plein de mauvais esprit. Et puis il est arrivé: Julien Doré, l’ami du petit déjanté.

Oui, Julien Doré, le roi de la hype audimatée, le prince du hurlement pop, l’empereur du ukulele à barettes. On aime ou on déteste ses reprises de Lolita, I put a spell on you ou Light my fire, mais on ne peut pas rester indifférent. Certainement le fils caché de Mike Patton et Shan Marshall, à mon avis.

Les premiers à m’en avoir parlé sont deux de mes chers amis généralement très pointus dans leurs goûts musicaux. Plutôt John Zorn, Mister Bungle ou Elliot Smith que Céline Dion, Anastacia ou Calogero, quoi. Alors, me défaisant de mon élitisme musical (oui, enfin j’aime bien Britney Spears et la disco, aussi. Hum), je me suis installée devant ma télé le mercredi suivant et tout ceux qui ont suivis, allant même jusqu’à demander à allumer la télé au cours de dîners chez des potes! Pourtant le genre de potes avec des goûts pourtant plus Blonde Redhead ou Prohibition que Christina Aguilera ou Jenifer…

Bref, l’hystérie, quoi.

 

Et cette année, qu’apprends-je? Qu’entends-je? Dans quelle état j’ère? Philippe Manoeuvre va faire partie du jury!

Philippe Manoeuvre, le très rock&roll rédac’ chef de Rock&Folk, un magasine qui m’agace autant qu’il m’enchante (marre des indéboulonnables « C’est quoi être rock en 2005/2006/2007/2008? » dans le courrier des lecteurs, mais « Ouah » les chroniques en général!).

Nom d’un petit bonhomme, je ne peux pas me permettre de rater ça!

Alors je regarde, et j’aime toujours autant: Les phrases inoubliables d’André Manoukian (« Tu es un Raspoutine rock! »); la rock attitude de circonstance de notre ami Manoeuvre (« Waoouuh! Yeah! Rock’n'roll! Tu continues l’aventure avec nooouuus!!! »); les larmes de Lio, finalement très attachante, même si elle en fait décidemment des tonnes; le regard de braise de Sinclair, gros branleur mais en fait assez marrant.

Sans oublier les candidats et leurs reprises folk de Seven Nation Army ou Just the two of us. Voilà. Julien Dodo a fait des petits, quoi.

Ha oui, et puis il y a ce faux suspense tout pourri, aussi:

- « John, on a adoré ta prestation au théâtre… » Zoom sur le regard vide de John

- « Mais tu t’es effondré lors des trios… » Zoom sur Lio et son menton tremblant

- « … » Zoom sur John

- « … Alors il faut que je te dise la chose suivante… » Zoom sur le regard vide de John

- « … Ca n’a pas été facile… »

LASEMAINEPROCHAINEVOUSCONNAITREZLADECISIONDUJURYLES JOIESLESPEINESDENOSCANDIDATSILS ETAIENT150000ILSNESONTPLUSQUE15.

J’adore!

Et non, je ne compte pas aller en rehab.

Mon équipe marketing basée sur la 5ème avenue à New York a depuis quelques jours remarqué une grave baisse de fréquentation sur mon blog. Le rapport que j’ai reçu ce matin est en effet assez alarmant, même si cette baisse s’explique par plusieurs facteurs:

- Les français on le moral en berne (pouvoir d’achat, chômage, emprunts à rembourser…)

- Mes articles sont à chier (oui, je paye les gens de cette équipe pour être francs avec moi)

- Je dois rendre mon blog plus attractif.

Cette équipe de jeunes loups aux dents longues (ils portent ces chemises bleues avec le col blanc, vous voyez desquelles je parles? Ca ça veut dire qu’ils sont vraiment des super jeunes loups, hein!) m’a donné une liste de thèmes forts à exploiter sur mon blog. Il est donc ressorti de l’étude marketing menée -à mes frais- à l’échelle mondiale que les gens aiment:

- Les belles filles/beaux mecs,

- Les chatons/chiots cromignons,

- La rigolade.

 

Alors voilà:

 

 

 

 

Bonjour mes petits, figurez vous que j’avais to-ta-le-ment oublié notre cours magistral! Comme j’étais partie skier à Gstaad, tout ça m’est sorti de la tête, hi hi hi!

Nous allons donc aujourd’hui aborder la troisième et dernière partie de notre CM: Le thriller vaguement sexy comme genre du Téléfilm De 13h30 Sur M6.

Prenons le Télé 7 jours de cette semaine (celui avec Carla Bruni-Sarkozy et le Dalaï-lama en couverture) et lisons le résumé du TDSM6 d’hier:

« Fatale attraction »: Gary Robertson III est un brillant avocat du cabinet Robertson, Johnson & Tuckson, époux aimant de la jolie Nancy, père de trois beaux enfants et membre respecté de sa communauté de Liberty Lane.

Un jour, il est amené à défendre Chad Wilson, avocat du cabinet Robston, Wilson & Williamson, mis en examen pour détournement de fonds. C’est au cour de cette affaire qu’il fait la connaissance de la fiancée de Chad: Ursula Jacobson, une superbe brune de 22 ans qui se met rapidement à poursuivre Gary de ses assiduités.

Un soir, alors que l’adorable Nancy est partie dans leur résidence secondaire des Hamptons avec les enfants, Gary se laisse séduire par Ursula, venue le voir pour lui parler de son désespoir de voir son fiancé en prison. Gary étant lui-même déprimé d’avoir perdu le procès et se sentant coupable de n’avoir pu empêcher l’emprisonnement de Chad, cède aux avances de la jeune femme. (Intervention du Professeur Debbie: « Bon, il avait aussi sacrément envie de se la taper, quand même, hein. »)

S’en suit une relation aussi passionée qu’orageuse, au court de laquelle Ursula étend son empire sur Gary, incapable de résister au pouvoir de la jeune femme. En effet, Ursula réclame de plus en plus d’attention de la part de Gary, allant même jusqu’à exiger qu’il demande le divorce.

Un jour, l’adorable Nancy surprend une conversation téléphonique entre son époux et sa maîtresse. Bouleversée, elle se confie au révérend Michaelson qui lui conseille de pardonner à son époux et de tout faire pour reconstruire leur mariage. Après une longue conversation, Gary, accablé de honte, accepte de quitter la jeune femme et de se battre pour que lui et Nancy redeviennent la dream team qu’ils étaient avant l’arrivée d’Ursula dans leurs vies.

Mais Ursula ne l’entend pas de cette oreille et décide, à l’annonce de la décision de Gary, de tout faire pour le reconquérir.

Après avoir espionné Gary et sa famille, fait peur à ses enfants, passé des centaines d’appels anonymes, envoyé une multitude de lettres tout aussi anonymes, pour finalement mettre le chien de la famille, le brave Snorky, dans une cocotte minute (Intervention du Professeur Debbie: « une grosse cocotte-minute, hein, un modèle qu’on ne trouve qu’aux Etats-Unis. »), Ursula finit par s’introduire chez les Robertson armée d’un couteau, un soir où Nancy et les enfants sont partis à la réunion de l’association des parents d’élèves, laissant Gary seul. Après avoir empoisonné le café de Gary, Ursula l’attache et s’apprète à le poignarder, non sans lui avoir donné une foule de détails sur sa vie expliquant son obsession à son égard (son père était souvent absent, sa mère draguait le jardinier). Au moment où le téléfilm atteint un suspense intense et qu’Ursula est sur le point de tuer Gary, un coup de feu retentit. Armée du fusil à pompe familial, Nancy vient de tuer Ursula.

La dernière scène du film montre toute la famille réunie le dimanche suivant autour d’un barbecue. Le chien Snorky a été remplacé par l’adorable Marty, tout le monde est content.

Retour sur le Professeur Debbie:

Bon, alors là mes amours, on peut dire que nous sommes en présence d’un TDSM6 particulièrement engagé!

Voici un téléfilm regorgeant de valeurs-refuges: Pour la liberté de posséder une arme chez soit (mais d’ailleurs, que vois-je, tout à la fin du générique final?… « Produit par Charlton Heston »… ha oui, je me disais, aussi), contre la fornication hors-mariage et pour la légitime défense! Ici les gentilles sont blondes, les méchantes sont brunes, et je ne serais pas loin de penser qu’Ursula doit même fumer des cigarettes, c’est dire! Mais n’oublions pas au passage de souligner ce qui distingue ce TDSM6 des autres, cette touche « hot », en la personne dUrsula, la super salope qui finit mal mais qui nous délecte au passage de ses courbes affolantes!

En parlant de méchante qui fume des clopes, sachez que les manies des gentils et des méchants dans les films et téléfilms américains sera d’ailleurs l’objet d’un prochain Cours Magistral.

Sur ce, je dois vous laisser, mes chéris, j’ai un cours de capoeira qui commence dans vingt minutes.

Puisqu’hier j’ai parlé des plus belles filles du monde selon moi, pourquoi ne pas aussi honorer les représentants du sexe opposé, tant qu’à faire? Hein, franchement? C’est parti.


Jake. Haaa, Jake. Tu es beau à pleurer, tu as un talent fou et tu comptes au moins 3 de mes fims cultes dans ta filmographie: Donnie Darko, Jarhead et Zodiac (oui je sais, j’ai beaucoup de films cultes). Tu es, avec le regretté Heath Ledger, l’un des protagonistes du plus beau baiser de toute l’histoire du cinéma, dans le pourtant bof bof Secret de Brockeback Mountain. Jake, les mots me manquent.

Robert Downey Jr. a passé une grande partie de sa vie entre défonce hard core et prison, cherchant sans doute à échapper à la voie que l’industrie du cinéma voulait lui tracer après son rôle dans le Chaplin de Richard Attenborough (1993). Son caractère imprévisible et destroy n’a cependant pas effrayé les quelques réalisateurs éclairés qui on su exploiter son immense talent dans des films comme Wonder Boys (Curtis Hanson, 2001), Good night and good luck (George « What else » Clooney, 2006), Short Cuts (Robert Altman, 1994), Tueurs nés (Oliver Stone, 1994) ou le récent et génial Zodiac (David Fincher, 2007). Et en plus il est très beau.

Alors là, attention, on passe à quelque chose de plus basique:

Du muscle, de la machoire carrée, du fight, de la sueur… Voici venir Hugh Jackman, l’incomparable Wolverine, l’homme aux mains d’argent. Dans les trois X-men, ce type porte des pantalons de cuir, des gros ceinturons de motard et une coiffure digne d’Elvis période beurre de cacahouette sans avoir l’air ridicule. Et rien que ça, ça mérite d’être relevé. Et puis quand il a un peu chaud, il retire son t-shirt. Et ça c’est vraiment sympa de sa part.


Oui, je passe de Hugh Jackman à Mathieu Amalric, et non, je n’ai pas peur des grands écarts. Mathieu Amalric porte des chemises blanches mal repassées et boit du vin rouge dans le quartier latin en parlant de la Nouvelle vague avec Desplechin (qui d’ailleurs lui a recemment fait un beau cadeau en lui offrant le rôle principal du à moitié bien Rois et reine). Mathieu Amalric est débordant de charme et de talent, et possède une filmo bluffante, entre films commerciaux (Munich) et chroniques intimistes (L’histoire de Richard O.). Il a récemment gagné le césar du meilleur acteur pour Le scaphandre et le papillon, et il va incarner le méchant du prochain James Bond. Je suis contente.

Une filmo plus qu’inégale (Capitaine Conan et Vénus Beauté, mais aussi Trois-zéro et Jet-set) mais un vrai physique de gars à l’ancienne. Samuel Le Bihan est du genre qui file tes bas avec ses grosse papattes et tue des sangliers avec ses dents. Les filles adorent se promener avec ce genre de garçon dans la rue, comme ça elles peuvent porter des mini-jupes sans risquer de se faire siffler par des gros phallocrates.

Le seul musicien de la bande: Adam Horovitz, alias Ad rock. Il passe son temps à faire des grimaces et à sauter dans tous les sens, un ballon de basket ou un skate board à la main. Il doit être un peu fatiguant à vivre tous les jours mais il est aussi membre de l’un des plus grands groupes de ces vingt dernières années: Les Beastie Boys. Et qu’eeeest ce qu’il est chou, tout de même.

Allez, bon dimanche!

Voilà, c’est le week end, il fait beau, je suis de bonne humeur, j’ai envie de faire des compliments et de chanter avec des oiseaux perchés sur ma main.

Elle, c’est Debbie Harry, chanteuse de Blondie et interprète des incontournables Call me et Heart of glass. Copine des Ramones et d’Iggy Pop, habituée du CBGB’s, icône des années punk et grande inspiratrice de l’auteur de ces lignes, elle va parait-il être incarnée au cinéma par une autre Plus belle fille du monde, selon le Professeur Debbie: Kirsten Dunst.

Oh-my-god.

Vraie fashionnista (elle n’a pas de styliste, elle au moins!) et inoubliable petit vampire qui a commencé sa carrière en roulant des pelles à Brad Pitt, tout de même. Brad Pitt qui est la moitié d’une autre Plus belle fille du monde, selon le Professeur Debbie. Inutile de la présenter, elle est belle de partout:

Belle, talentueuse, engagée, tout comme cette merveilleuse Plus belle fille du monde, selon le Professeur Debbie: Maggie Gyllenhaal, soeur de l’un des Plus beaux garçons du monde, selon la quasi totalité de la population mondiale féminine, et inoubliable interprète de l’un de mes films cultes: La secrétaire.

L’engagement politique n’est en revanche pas ce qui semble étouffer ce joli oiseau de nuit. Actrice à ses heures perdues, party girl la plupart du temps et récemment arrétée pour conduite en état d’ivresse. Misha Barton a malgré tout cette grâce intemporelle et aristocartique qui écrase la vulgarité U.S d’une Paris Hilton…

Quand à Juliette Binoche, inutile de la présenter, elle est lumineuse, géniale, pas botoxée et j’ai hâte de la voir dans les Klapisch et Assayas à venir. Désolée pour la pub pour Lancôme mais bon, elle est teeeellement belle sur cette photo!

Voilà mes petits, dans une prochain épisode, je parlerai des plus beaux garçons du monde, selon le Professeur Debbie, parce qu’il n’y a aucune raison de ne pas en parler.

Hé hé.